À Madame Christiane Beerlandt
Steenweg 44
9810 Nazareth
Montauban, le 22 octobre 2006
Madame,
J’ai assisté à votre conférence le vendredi 20 octobre à Toulouse.
Le lendemain matin ma fille Flore âgée de 11 ans s’est réveillée souffrant d’un torticolis qui la faisait souffrir énormément.
Je lui propose de rester allongée et de la masser avec de l’huile.
Tout en la massant, je commence à lui poser des questions pour essayer de comprendre ce qu’elle a pu faire de particulier la veille qui pourrait expliquer ce blocage (courant d’air, faux mouvement, ou dispute avec ses camarades, ou mauvaise note…). Rien ne me semblait expliquer cela.
Simultanément, je lisais dans La Clef vers l’Autolibération ce qui concerne les ‘torticolis’.
Je lui ai lu à voix haute l’extrait suivant : « Tu te cramponnes de manière contractée à des éléments hors de toi qui doivent t’apporter de l’appui ou de la certitude. Te sens-tu actuellement menacée ? » Tout à coup, Flore éclate en sanglots.
Elle m’explique alors que ses 2 copines préférées l’ont extrêmement déçue la veille et me relate ceci. En effet, après le cours de sport pendant lequel elle a fait de la gymnastique au sol (roulades…), ses 2 copines accompagnées d’une 3ième s’apprêtaient à sortir du gymnase mais Flore n’était pas encore prête. Les 2 copines allaient partir, quand la 3ième leur dit alors « Nous n’attendons pas Flore. » Les 2 autres ont répondu : « Flore, on en a rien à faire !!! » et sont parties.
La 3ième copine a alors préféré d’attendre Flore et lui a expliqué la situation. Flore a été très blessée et n’a pas compris un tel comportement de la part de ces 2 copines qu’elle croyait avoir comme amies.
De plus, ces 2 copines la rejettent souvent lorsqu’elles sont avec des plus grandes. J’ai donc expliqué à Flore, que son corps lui avait envoyé un signal et qu’il fallait le comprendre et l’accepter.
L’extrait de votre texte sur de torticolis avait donc réveillé en elle ce mal-être et permis d’exprimer son souci.
Peut-être cela lui a fait comprendre que ces 2 ‘copines’ qu’elle considérait comme amies n’étaient pas à la hauteur de son amitié et qu’il fallait s’accepter et s’aimer avant tout et ne pas attendre la reconnaissance des autres pour exister.
Flore m’a alors dit que la 3ième copine se prénomme ‘Capucine’ (prénom dans le registre des fleurs comme ma fille…) et qu’elle lui trouve une grande sagesse.
L’après-midi, le torticolis avait disparu.
Le lendemain matin, Flore ne ressentait plus aucune raideur.
Flore était invitée à passer le dimanche chez sa cousine avec ses grands-parents. En partant, je lui dis : « Couvre-toi pour ne pas attraper froid et éviter que le torticolis ne réapparaisse. »
Elle m’a répondu : « Ne t’inquiète pas Maman, je vais chez des gens qui m’aiment… », « et là-bas je suis la véritable Flore et je ne cherche pas à leur plaire… »
Voilà, je tenais à vous témoigner cet épisode de Vie car cela m’a interpellé.
Je vous remercie encore d’être mon rayon de soleil qui réchauffe mon cœur et qui me permet de grandir chaque jour et d’apprivoiser mon être intérieur afin de VIVRE la vie.
J’espère de tout cœur vous revoir dans le Sud Ouest de la France.
Amicalement,
Valérie