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Voici le texte d’un article paru dans le journal belge
Vers l’Avenir” du samedi 4 février 2006
(“Samedi Plus”, supplément au journal, page 22)

PLAISIRS DE LA BOUCHE
Les aliments que vous aimez
sont vos amis

Si vous en avez l’envie, mordez dans une poire, mangez des croissants, buvez du lait de soja ou de vache, grignotez du chocolat... Offrez-vous vos aliments préférés à volonté. Pour Christiane Beerlandt, auteur d’ouvrages à succès sur les rapports entre corps et psychisme, savourer sa nourriture préférée stimule la santé. On apprend aussi sur soi en comprenant la symbolique et le message des ses aliments favoris.

Dominique WAUTHY
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Christiane Beerlandt décrit dans son ouvrage la signification psychologique et symbolique de plus de       
“Chaque aliment possède une nature, une individualité, un psychisme, un caractère, une vibration énergétique, une âme... Qui lui sont propres.”
Selon Christiane Beerlandt, manger les aliments dont on a envie est très sain, tant psychologiquement que physiquement. A condition de mettre en application leurs sages leçons dans notre vie quotidienne.
La fraise, par exemple, symbolise entre autres le fait de marquer ses frontières personnelles ; le chocolat au lait vous invite à être réceptif, souple et doux avec vous-même ;
les tomates représentent entre autres l’expression exubérante ; les crevettes disent qu’il ne faut pas vouloir tout faire à la fois, mais qu’il vaut mieux faire les choses une par une par ordre d’importance... Ceci ne sont que quelques aspects de ces aliments, car il est impossible de résumer les descriptions à leur sujet en quelques mots.
La voracité des bouli-miques s’explique para-doxalement par le fait qu’ils ne s’autorisent pas à jouir de leur vie et de leur nourriture. Ils ont peur de manger trop et de prendre du poids, s’im-posent des règles et des interdictions et ne s’au-torisent pas à manger ce dont ils ont envie. Jusqu’à ce que se produise la crise. Solution : mange ce dont tu as envie, quelle qu’en soit la quantité. Fais-toi plaisir !
L’AUBERGINE POUR
RETROUVER SON CALME

La sphère psychique de l’aubergine symbolise le “refroidissement, le calme intérieur, le ressaisissement, la digestion des émotions qui vous accaparent trop : comme l’angoisse et la panique. Elle tranquillise le coeur : le sang s’apaise dans les veines, on se rassérène,la respiration devient plus confiante. En un mot : les émotions ténébreuses s’en vont doucement...
“L’aubergine se repose au bord de l’eau... Après avoir examiné un instant les cygnes magnifiques sur la surface de l’eau elle ouvre sa chaise pliante pour s’asseoir à l’ombre. Elle sait comment se délecter de la douce brise qui caresse sa peau...

Raffolez-vous des bananes, du café, des champignons, des petits pains au chocolat ? Êtes-vous friand de fruits secs, de cabillaud, de saucisson, de porc... Ou au contraire les détestez-vous ?

Selon Christiane Beerlandt, auteur de nombreux ouvrages sur l’état psycho-émotionnel conditionnant la plupart de nos comportements, les aliments que l’on aime sont comme des amis : “Vos caractères s’assortissent, c’est pour cela qu’ils vous attirent. La nourriture dont vous avez spontanément envie peut vous apprendre énormément sur vous-même: sur votre caractère, vos aspirations, vos manques, vos possibilités, vos talents... Sur ce que vous souhaitez réaliser ou démanteler en vous... Afin de progresser sur le chemin vers un bonheur, une santé et une joie rayonnants.”

L’ouvrage de Christiane Beerlandt peut être très utile dans des périodes où l’on se sent mal, dépressif ou troublé. Il arrive alors dans ces moments que l’on n’aspire quà manger un seul aliment. Parfois avec excès. Il nous serait pourtant salutaire d’apprendre à faire confiance à notre nature et d’oser manger ce dont on a envie. Evidemment, en cas de diabète, d’alcoolisme ou de certaines pathologies graves, selon l’auteur, on travaillera les causes psychologiques sous-jacentes avant de s’autoriser certains aliments...

 

Jouissant en silence elle atteint le calme profond... Pareillement, celui qui a envie d’aubergine a besoin de vider sa tête et de se laisser aller au rafraîchissement bienfaisant de la nature. L’excès de chaleur est évacué. On se détend et retrouve son calme dans la sphère psychique de l’aubergine.”
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Longue ou courte, grosse ou maigre, la nature d’un être humain veut s’exprimer par une certaine forme du corps qui concorde avec cette nature. Toutes les formes sont bonnes et saines, à con-dition d’être soi-même. Bon appétit donc.
Si vous êtes allergique à un aliment que vous aimez pourtant, cela signifie que vous êtes en train de vous opposer (souvent inconsciem-ment) à ce que cet aliment veut vous apprendre.
Si vous avez une répulsion momentanée ou permanente pour certains légumes, c’est normal. C’est que vous êtes déjà rempli de l’énergie de cet aliment. Ou que votre Moi profond ressent la nécessité de vous envoyer dans une tout autre direction, pour évoluer différemment. Ainsi, une allergie à un aliment serait due au fait qu’on s’oppose inconsciemment au message positif de l’aliment en question.
“Il y a un caractère dans chaque produit alimentaire. C’est pour des raisons bien précises que l’on a justement envie de cet aliment. Et cet aliment vous aide dans le rétablissement de votre corps. A condition toutefois d’examiner les causes profondes de vos maux.”
A méditer devant l’assiette.
Christiane Beerlandt,La symbolique des aliments”, Prix : 39,90 €
Du plaisir à bien manger

- Pour ceux qui éprouvent le besoin de consommer de grandes portions de nourriture, il importe qu’il s’agisse d’un don généreux à soi-même dans une ambiance de gratitude. Sans auto-inhibition et, en même temps, sans cupidité gloutonne.
- Tant que l’homme mange en fonction du regard du monde extérieur, il diqloque son organisme entier. Créer un corps pour plaire aux normes d’une société est un mensonge et mène inévitablement à la maladie.
- Les choses tournent mal chez ceux qui ont envie de bien manger et qui s’accordent peu de plaisir. Mais qui, entre-temps, s’y opposent avec des sentiments de culpabilité ou de colère. On ne peut alors plus jouir du tout de cet aliment. Le cerveau n’émet même plus le signal de rassasiement, car en fait il ne l’assimile pas. La résistance ainsi opposée est telle que ni l’esprit ni le corps ne peuvent assimiler les substances nutritives si nécessaires qui se trouvent dans cet aliment. Le sentiment d’être rassasié ne peut se produire... Et l’on continue d’avoir une envie exagérée de cet aliment.